L’Arbre – Faire Face Au Temps Qui vient

L'ArbreLe concept de « faire face au temps qui vient » aussi décrit par Carlos Castaneda par « se trouver à l’avant du train » est plus qu’un concept ; il s’agit d’un état d’être.

Castaneda utilisait l’analogie du train pour décrire deux états perceptifs opposés chez l’Homme moderne. Nous passons le plus clair de notre temps à l’arrière du train dans le wagon de queue et notre perception est totalement absorbée par la contemplation des rails, notre passé. Lorsque nous parvenons à briser cette obsession, nous passons à l’avant du train. Le paysage qui s’offre alors à nous est en perpétuelle transformation, nous sommes dans le présent et faisons face au « temps qui vient. » A l’avant du train, le temps est vécu de façon dynamique et exponentielle, tandis qu’à l’arrière du train il est perçu de façon linéaire et répétitive.

Avec la Passe de l’Arbre qui a aussi été appelée « Faire Face Au Temps Qui Vient, » nous apprenons à ralentir, à nous aligner avec la vibration des arbres. Les arbres sont des êtres statiques, certes, mais qui permettent à leur plein potentiel d’exister. Ils vivent dans un état de présence, de plénitude et d’abondance, et reçoivent ainsi tout ce dont ils ont besoin pour croître et s’épanouir.

Comme les arbres et tous les êtres vivants, nous créons continuellement de nouvelles versions de nous-mêmes, des versions améliorées, des versions plus en harmonie avec notre entourage, plus abondantes, plus libres, plus conscientes et plus heureuses.

Les arbres, en permettant au bien-être naturel de circuler sans entraves, nous enseignent à laisser ces nouvelles versions prendre forme de façon naturelle. Nous n’avons pas besoin d’aller vers le changement car ces versions alternatives et améliorées existent déjà à un niveau énergétique ou non-physique. Il suffit simplement de trouver intuitivement ce nouvel alignement en ralentissant, en leur permettant d’émerger dans le monde des formes.

C’est « faire face au temps qui vient, » être dans le maintenant, dans le présent et prendre conscience que rien d’autre n’existe. Vivre dans le présent, c’est avoir accès à toute l’information de l’univers et à une infinité de probabilités d’être. C’est prendre conscience que le support et l’amour universels sont immédiatement et éternellement disponibles. Quand on entre dans l’état d’être où seul le présent existe, on ressent un sentiment de paix, d’intense bien-être et d’expansion.

Les arbres ont accès à cette perception, ils vivent dans un état de paix et de bien-être extatiques et c’est ainsi qu’ils reçoivent une information constamment renouvelée qui les rafraîchit et sert de support à leur croissance.

L’un des principes, ou lois, universels dit que l’Univers s’organise selon un paradoxe, la première expression de ce paradoxe étant : « L’Un est Tout-ce-qui-est et Tout-ce-qui-est est Un. » Ainsi, c’est lorsque nous entrons dans un état d’immobilité totale – pas forcément d’immobilité physique mais plutôt de tranquillité d’être absolue – que nous atteignons une vitesse infinie. D’après notre perception humaine, les arbres sont des êtres à la croissance relativement lente et qui reflètent une stabilité tranquille. Cependant, leur conscience est infiniment plus rapide que la nôtre et se déploie au-delà de nos paramètres de perception. Le Bouddha atteignant l’illumination sous un arbre est l’archétype de ce paradoxe : plus nous ralentissons, plus notre prenons de la vitesse ; nous entrons dans une synchronicité infinie où le temps linéaire semble s’effondrer.

Cette passe magique peut également être mise en relation avec le premier chakra, Muladhara, le chakra racine, la porte ou roue énergétique qui nous connecte à l’énergie de la Terre. Cela nous parle aussi du support que nous apportons à nos rêves pour qu’ils se matérialisent, un support renforcé par un sentiment de valeur personnelle.

Afin de devenir des créateurs accomplis, nous devons laisser l’énergie de la Terre et la confiance que nous avons en notre propre valeur supporter nos rêves et nos désirs afin qu’ils se manifestent dans le monde physique. Les arbres vont nous aider à nous souvenir que nous avons déjà tout le support et l’amour nécessaires pour nous transformer. Nous avons déjà formulé nos rêves, il est maintenant temps de les laisser émerger.

Manipura – Le Chakra qui Digère vos Emotions

Manipura est le troisième des sept chakras du corps humain. En sanskrit, Manipura signifie « Joyau resplendissant » ou encore « Cité des joyaux. » Il se situe au niveau du plexus solaire et il est régi par l’élément feu, raison pour laquelle sa couleur symbolique est le jaune.

D’un point de vue purement physiologique, le plexus solaire est un enchevêtrement de nerfs qui partent dans toutes les directions, d’où le qualificatif de solaire. Il s’agit d’un embranchement où se rejoignent différents réseaux de nerfs liés au système digestif (estomac, foie et rate). Il est intéressant de noter qu’en médecine chinoise, c’est aussi l’élément feu qui régit la digestion ; il est souvent question du « feu de l’estomac. » L’élément feu supporte non seulement la digestion des aliments mais également la digestion des événements du quotidien qui sont vécus à travers le filtre des émotions. Le troisième chakra est donc le siège des émotions et des mémoires émotionnelles.

troisième chakra

Le terme « joyau » pourrait aussi signifier « émotion. » Ainsi, Manipura pourrait se traduire par « Émotion resplendissante » ou « Cité des émotions. » Pourquoi pas? Le sanskrit comme toutes les langues anciennes possède de multiples couches de sens et il serait stérile de s’arrêter à l’apparente signification des mots.

Évidemment, dans la pensée moderne les émotions sont loin d’être des « joyaux resplendissants. » D’après la définition donnée par le Petit Robert, l’émotion est un « état de conscience complexe, généralement brusque et momentané, accompagné de troubles physiologiques. » Carl Young, quant à lui, définit l’émotion comme « un état ou un processus affectif perturbé, d’origine psychologique. » Ces définitions très raisonnables reflètent juste le fait que la pensée occidentale manque totalement de sens pratique, de plus, ces descriptions sont plutôt effrayantes. « Un processus affectif perturbé » ou « un état de conscience accompagné de troubles physiologiques » n’est en rien rassurant! Ces définitions, imprégnées d’un caractère superstitieux, révèlent les peurs de la mentalité occidentale.

Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises. Elles ne sont pas « complexes » ni l’indice d’une perturbation, elles sont juste des indicateurs. Comprendre ce que sont vraiment les émotions peut grandement nous simplifier la vie. Notre niveau émotionnel est donc juste un indicateur, un indice, une donnée. Plus nos émotions sont positives, plus cela indique que nous sommes alignés avec notre essence véritable. Si, par exemple, nous ressentons de la colère envers une autre personne, l’émotion de colère est l’indicateur que notre essence véritable, notre source, notre corps d’énergie, n’est pas en accord avec cette décision. Mais il n’y a là aucun jugement. La colère n’est ni bonne, ni mauvaise, c’est juste l’indicateur de notre alignement. Les émotions « positives » comme la joie, l’amour ou la passion indiquent que nous sommes alignés avec notre source. Il existe une échelle des émotions (Abraham Hicks) allant des plus négatives aux plus positives, le sentiment de dépression étant l’état  de déconnexion le plus important avec la rage et la haine. Un peu plus haut sur l’échelle viennent la colère, la revanche, puis la frustration et encore plus haut l’espoir, le contentement, etc. La colère est donc une émotion plus positive que la dépression et permet de récupérer un peu de notre pouvoir personnel, tandis que la dépression est un sentiment d’impuissance totale.

Essayer de « contrôler » nos émotions ou pire, de les refouler, est comme de s’arrêter soudainement au beau milieu de la route pour aller détruire le panneau de signalisation indiquant que nous sommes sur le point de prendre un virage dangereux. Les émotions doivent être vécues et expérimentées pleinement afin qu’elles redeviennent les outils merveilleux, les « joyaux » qu’elles sont vraiment.

Le mot « émotion » vient du latin motio qui signifie mouvoir, mouvement. Manipura est le chakra de la mise en mouvement de l’énergie, que celle-ci soit physique, psychique ou spirituelle. Un blocage au niveau du troisième chakra s’exprime par une difficulté, voire une incapacité, à prendre des décisions ou à achever une action et par un manque de confiance en soi. La plupart du temps, cela est dû au fait que nous avons refoulé certaines émotions ; nous avons stoppé la « mise en mouvement de notre énergie. » Il ne s’agit pas seulement du refoulement des émotions mais aussi du refoulement de notre nature véritable. Par exemple, les personnes qui ont des problèmes de digestion parfois depuis la petite enfance ont souvent fait le choix de renier leurs propres désirs et se sont pliés à la volonté de leurs parents ou de leurs pairs afin d’être accepté ; ou bien, ils portent en eux une croyance qui affirme que leur désir véritable est en opposition avec ce que l’on attend d’eux. Cela crée un conflit interne au niveau du plexus solaire car la personne veut être libre de choisir pour elle-même mais aussi libre d’aimer et de respecter le choix des autres. Cependant, sa croyance négative l’en empêche. Les sentiments de rejet, une pauvre estime de soi ou la peur que nos faiblesses cachées soient découvertes sont aussi les indicateurs d’un blocage au niveau du troisième chakra.

A ma connaissance, la meilleure façon de rééquilibrer ce chakra est de reconnaître que nous avons des conflits internes, souvent avec un ou plusieurs membres de notre famille ; des conflits qui se sont peut-être étendus à d’autres domaines de notre vie par la suite, et qu’il est temps de lâcher prise. La croyance négative qui nourrit ce conflit interne et qui s’exprime par une peur de « baisser les armes » dit que notre véritable valeur ne sera finalement jamais reconnue, et que nous deviendrons esclaves de la volonté des autres si nous lâchons prise. Cette croyance négative est fausse et, comme toutes les croyances négatives, elle est pernicieuse car son action cache une vérité importante : le seul être avec qui nous sommes en conflit c’est nous-même! Les conflits extérieurs ne sont qu’un reflet du conflit que nous portons en nous-même. Il n’est pas possible d’être libre lorsque l’on fait porter aux autres la responsabilité de nos émotions. Une fois que nous comprenons que nos émotions sont des joyaux, des indicateurs, une aide précieuse sur notre chemin, nous récupérons notre pouvoir personnel et notre pouvoir d’action et de décision.

Ainsi, Manipura est aussi le chakra de l’énergie du guerrier. Un « guerrier émotionnel, » un être de transformation et de purification qui reconnaît et vit pleinement ses émotions, sans peur d’être rejeté ou jugé car il a appris à se servir de ses émotions pour se connaître lui-même. Lorsqu’il retourne en vainqueur dans la « cité des joyaux, » il a un sentiment d’appartenance, un sens aigüe de son pouvoir personnel. Il ne se sent ni meilleur ni moins bon qu’aucun autre car il sait qu’il est le seul à porter la responsabilité de ses émotions et de sa transformation.